Sansonnets, un cygne à l’envers – Pierre Thiry

105998609Résumé :
Ces cents sonnets sont des sourires qui te sont adressés. Ils ont été inventés lorsque j’avais du temps : à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant devant un arbre, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes… Où mènent-ils ? Vers la recette de … De quoi ? Ouvre, explore et tu verras.

Avis d’Em’Ma :

Je me suis lancée dans la lecture de ce livre avec quelques appréhensions. Pour moi la poésie rime plus avec traumatismes scolaires de récitations debout devant la classe qu’avec bon moment de lecture et de détente (même si le dormeur du val est un poème que j’adore particulièrement).

Sansonnets, un cygne à l’envers m’a convaincu que la poésie pouvait être lue et pas seulement étudiée ou récitée (les mains tremblantes pour ma part..)

J’avais tout de même quelques souvenirs de mes années lycées en classe littéraire et me rappelais qu’un sonnet est écrit en 14 vers. Finalement, 2 quatrains et 2 tercets ce n’est pas bien long et réussir à raconter une histoire ou faire passer des émotions en si peu de mots n’est pas donné à tout le monde (non ! je considère que les 140 caractères pour un tweet ça ne compte pas côté émotion !)

Pierre Thiry nous présente ici des sonnets qui ne sont pas forcément traditionnels mais qui sans aucun doute sont un fantastique remède à la morosité, à l’ennui ou à la tristesse. Ils m’ont fait tantôt sourire ou rire, tantôt réfléchir mais aucun ne m’a laissé indifférente.

Adepte des jeux de mots et du maniement des lettres, mon plaisir a commencé grâce au titre et ne s’est, par la suite, pas démenti. Chaque sonnet apporte son lot de bons mots, de jolis mots ou de mots à sourire.

L’auteur nous permets de mieux comprendre grâce à la postface où il nous fournis quelques explications sur sa façon d’écrire ou des références qui apparaissent dans les textes, car comme il le dit :

« Personne n’entend jamais tout à fait le même mot dans le même sens. L’important est de le savoir. Mais le plus important est d’être compris. » (extrait postface)

L’auteur ajoute une jolie recette que je tenterais peut être…

J’ai passé un très bon moment de lecture avec ces cents sonnets et j’en ai savouré chaque signe.


Mon Avis:

Un recueil de sonnets, incroyablement bien garni !
Il est difficile d’écrire une chronique sur des sonnets car on ne peut pas dire « l’histoire m’a plu ».. Quoiqu’ici je pense qu’on pourrait le faire avec certains groupes de sonnets. 
Beaucoup d’entre eux se suivent et forment entre autre une histoire, je pense notamment à la succession des sonnets 9 – A la lointaine, au 14- Le flic et la Rouquine.
Cela m’a fait rire, tant c’est joyeux et je suis restée béate devant la prouesse admirable de reprendre les mêmes mots / rimes durant plusieurs sonnets et créer à chaque fois une histoire nouvelle mais liées entre elles; c’est juste incroyable !
Autre chose de merveilleux dans ce recueil, ce sont les thèmes !
Ils sont différents, variés, comme par exemple  J’écris, qui traite de l’écriture, (que j’aime beaucoup d’ailleurs) ou  Fort Boudebois sur l’enfance et l’aventure qui m’a fait sourire. Les sonnets m’ont fait rire, sourire exactement comme Pierre Thiry le voulait !
Ils jouent beaucoup sur les mots, sur leurs sens parfois multiples et cela donne de ces jeux de mots… Il y a aussi des mots inconnus, plus rares mais tellement signifiants ! Certains des sonnets comportent des rimes faites des mêmes mots, pour cela il faut oser car tout le sonnet est composé de cette même rime et cela donne un rendu très amusant ! 
Les sonnets ont des fonctions aussi, c’est drôle car il y a des acrostiches comme le – Allo, allo, bop, bop que j’aime beaucoup, il y a L’ardu Roc où il faut le répéter très vite, ou  Gaston à lire comme une chanson ou à voix haute.
Le Tu vas aligner ces chapitres incite à l’écriture. (Je suivrais d’ailleurs la recette, qui m’a l’air très bonne !) Peut être qu’il y aura une histoire sur ce sonnet.
Tout ça pour dire que j’ai beaucoup apprécié ce recueil, je me suis régalée au niveau lecture. Et j’ai tant sourit grâce à lui !
En un mot : impressionnant ! 
Ma note : 9/10 ! 
 
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