La logique de l’amanite de Catherine Dousteyssier – Khoze

Résumé :

Nikonor, érudit snob et acariâtre, vit retranché dans son château, en Corrèze. Il se passionne pour la mycologie (surtout cèpes et amanites) et la littérature. Au fil des pages, on va découvrir les confidences étranges qu’il nous livre sur sa famille. Pourquoi voue-t-il une telle haine à sa soeur jumelle Anastasie ? Et qu’est-il advenu de ses proches ?

Mon Avis :

Lorsque j’ai reçu ce livre dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire de PriceMinister-Rakuten, j’ai d’abord eu un moment de doute. J’ai cru à une blague et je me suis dit « mais qui peut bien m’envoyer un livre qui parle de champignons ?? A moi qui n’aime que ceux en boite !! » Alors, vous imaginez bien ma méfiance vis-à-vis d’un livre qui avait l’air de ne parler que de ces petites choses que je déteste le plus en cuisine..

Puis, j’ai surmonté ma phobie et j’ai entamé la lecture de ce livre plutôt atypique.

En effet, cette histoire nous est racontée par Nikonor himself, vieux monsieur hautain mais à l’humour très british, forcément il tient ça de la famille de sa mère. Persuadé que sa sœur veut le tuer il décide donc de laisser une trace de son passage sur Terre en écrivant ses mémoires : de son enfance passée dans le château familial en Auvergne avec pour modèle son père un mycologue renommé à sa vieillesse dans le même cadre mais seul et isolé tout en passant par sa vie active et son job plutôt.. mortel !

Sa passion pour les champignons jalonne les pages de tas d’explications sur, essentiellement, les cèpes qui restent sa spécialité tout catégorie confondue. Il voue un culte à ce champignon qui m’a parfois fait froid dans le dos. Surtout lorsqu’il parle des autres cueilleurs de champignons…

Entre deux digressions sur les champignons (ou parfois d’autres sujets comme la vie de Baudelaire par exemple), Nikonor nous distille des informations qui nous permettent de reconstituer ce qu’a été sa vie et sa carrière.

Même si j’ai eu du mal avec les explications champignonesques il n’en reste pas moins que la vie de notre héros s’avère passionnante. Entre cuisine et mensonges, le lecteur lui découvre des talents insoupçonnés et inavouables. Malgré son ton pompeux et arrogant, j’ai trouvé qu’il était attachant, touchant et surtout un brin dézingué.

Et lors de mes balades en forêt, où les seuls champignons que je trouve sont les « Amanite Muscaria » (ou amanite tue-mouche) j’aurais une pensée pour Nikonor car grâce à lui je sais maintenant que cette espèce est moins toxique qu’on le dit :  pour le citer « La réhabilitation culinaire de l’amanite tue-mouches reste à faire ». En tout cas, une chose est certaine après la lecture de ce livre : je continue les champignons en boite ! Of course !

 

Em’ma

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