Le Roman de Baudelaire de Pierre-Adrien Marciset

Hello !

Zali fait son petit retour avec un service de presse demandé à l’auteur, tant l’histoire m’intriguait. Une instagrameuse (@fujitsubohime) me l’avait conseillé ! Merci à toi si tu passes par là ! Et Merci à l’auteur et aux éditions 5 Sens pour ce SP.

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Résumé :
Trois garçons étranges, presque des hommes, violent délibérément le couvre-feu d’un Paris à la fois tangible et fantasmatique. Plusieurs factions politiques se sont partagé la France en une nouvelle féodalité, dans laquelle les trois Maisons Majeures des Dulac, des Arcadet et des Byron mènent une sanglante guerre d’influence. Un compromis réside encore dans le découpage en trois huit de la capitale : de 2 h à 10 h circule et prospère toute la pègre indépendante, de 10 h à 18 h le commun des mortels sous le regard de la Maison Byron, tandis que le créneau de 18 h à 2 h appartient entièrement aux Dulac.Mais Charles Byron n’en a cure. Accompagné de son garde du corps, Jules, et de Paul son porte-voix, il profite opportunément d’un crépuscule qui ne semble pas vouloir finir et poursuit n’importe quelle piste qui pourrait les mener à Malika, l’ancienne petite amie de Charles disparue depuis plusieurs jours. Des quartiers de prostitution aux rutilantes tours de la Défense, ils ne cessent d’arpenter la ville sous le soleil rouge et figé. Alors que la trace de Malika se précise, les contours de la réalité, eux, s’obscurcissent : Charles ne cesse de croiser un étrange regard jaune à la voix métallique, tandis que les humains ne s’aperçoivent même plus de l’avancée, au cœur du métro et des cavités sombres, des ténèbres qui rongent chaque jour un peu plus les âmes et les corps.

Mon avis :

Il faut dire que ce fut une lecture très intéressante. En effet il s’agit d’un style très différent de ce que j’ai l’habitude de lire et ce fut une assez bonne expérience. J’ai certes eu du mal à démarrer, à entrer dans l’histoire et bien que je n’y sois pas complètement parvenue, ça n’a pas gêné ma lecture (ou peu).

Ca a été un point négatif mais malheureusement pas le seul.. L’autre point négatif, qui importait plus pour ma lecture est que le point de vue changeait constamment. Je finissais par me perdre. Malgré les précisions de l’auteur, je ne comprenais pas toujours qui parlait et qui pensait. C’était assez perturbant car je devais remonter plusieurs lignes avant pour retrouver le narrateur…

Mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier la lecture car la trame et l’intrigue nous pousse à continuer. L’histoire se passe dans un Paris à une époque assez mystérieuse. En effet on retrouve les progrès techniques et technologiques actuels mais les heures de Paris sont divisées en 3, une pour chaque maison. Il y a des maîtres, des gardes du corps, des personnes habillées comme aujourd’hui mais d’autres avec des hauts-de-forme et des cannes ! Un mélange excentrique qui m’a intriguée.

Une autre chose que j’ai bien apprécié. C’est des références à la vie quotidienne comme le métro bondé, les remarques dans ce même métro de personnes plus âgées à des jeunes :

«  »Son propre béret jaune à carreaux rouges et verts, sa jupe droite moutarde et son petit chien ridicule auraient eu de quoi amuser quiconque s’ennuie. […] Compatissant, Charles voit encore d’un bon oeil une telle lecture, même lorsqu’elle inspire de tels accoutrements. La jeunesse se perd. […] « Les adolescents, ce n’est plus ce que c’était », a-t-on déploré tout le temps. » » – page 54

Et même de simples remarques, allusions à des endroits dans Paris ont fait que j’avais l’impression d’être dans l’histoire, les suivant à la trace. Quand il y avait des indications de lieux que je connaissais – je souriais.

Le langage peut être parfois très crû et choquant, mais on s’y fait. On sait qu’il est là (c’est ce que j’interprète) pour dénoncer ces actions, des mentalités (barbares et inhumaines à mon avis).

C’est ce genre de petits détails qui changent la donne. Je m’attendais au début à un livre assez différent de celui-là, je l’ai ensuite trouvé un peu lourd et difficile mais je l’ai fini – contente. Le contenu a réussi à sauver la forme et le style qui sont assez sérieux et complexe.

Je trouve que ce fut une bonne lecture, mais il m’a manqué quelque chose pour accrocher complètement.

Ma note ? 6,5/10 !

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